Bien vivre, par temps chaud, avec un trouble neurocognitif

L’été apporte de beaux moments à l’extérieur, mais les grandes chaleurs demandent une attention particulière. Lors d’une canicule, le corps a plus de difficulté à se refroidir, surtout chez les personnes âgées, les personnes vivant avec des troubles neurocognitifs ou les personnes ayant une condition médicale chronique. Le Gouvernement du Québec rappelle que la chaleur accablante peut entraîner des effets sérieux sur la santé, notamment la déshydratation, les malaises et le coup de chaleur.

Quand la chaleur monte

Pour les personnes vivant avec des troubles neurocognitifs, la chaleur peut aussi rendre certaines routines plus difficiles : penser à boire, reconnaître un malaise, choisir des vêtements adaptés ou demander de l’aide au bon moment. C’est pourquoi la prévention demeure essentielle. Quelques gestes simples peuvent faire une vraie différence.

Rester au frais

Pendant les journées de chaleur intense, il est préférable d’éviter les sorties durant les heures les plus chaudes, généralement en milieu de journée et en après-midi. Les endroits climatisés, les pièces bien ventilées et les zones ombragées sont à privilégier.

Les personnes proches aidantes peuvent aussi :

• vérifier la température intérieure de la maison, de l’appartement ou du milieu de vie;
• fermer les rideaux lorsque le soleil entre directement dans une pièce pour ainsi favoriser la conservation de la fraîcheur plus longtemps;
• encourager des pauses régulières dans un endroit frais.

Selon Alzheimer Canada, rester dans un environnement frais et limiter l’exposition directe à la chaleur fait partie des mesures importantes pour mieux traverser les périodes de chaleur.

Lors des sorties, quelques gestes simples réduisent les risques liés à la chaleur accablante du soleil et aux insectes, plus présents par temps chaud :

• porter un chapeau à larges rebords et des lunettes de soleil;
• choisir des vêtements légers, amples, pâles et à manches longues;
• rester à l’ombre et éviter les zones où l’eau stagnante est présente;
• utiliser un insectifuge contenant du DEET ou de l’icaridine, qui sont des ingrédients actifs, couramment utilisés et les plus efficaces des insectifuges ;
• vérifier la date d’expiration des produits de protection solaire et des insectifuges.

L’Agence de la santé publique du Canada recommande en outre d’éliminer l’eau stagnante qui peut être présente près du milieu de vie, où les moustiques peuvent pondre leurs œufs.

Boire régulièrement

Il arrive que les personnes âgées ressentent moins la soif. . Certaines personnes peuvent donc se déshydrater sans s’en rendre compte.
Il est recommandé, voire essentiel, de boire régulièrement de l’eau, même en l’absence de soif. Les boissons alcoolisées sont à éviter, car elles peuvent nuire à l’hydratation et à l’adaptation du corps à la chaleur.

Santé Canada recommande de surveiller les signes de déshydratation :

• soif intense;
• urines foncées ou moins fréquentes;
• respiration rapide ou pouls rapide.

Parmi les stratégies proposées pour favoriser l’hydratation chez les personnes âgées vivant avec un trouble neurocognitif consiste à placer un verre d’eau bien visible et à portée de main. Proposez à votre proche de boire de petites quantités souvent et tentez d’intégrer l’hydratation à la routine : au lever, avec les repas, après une sortie, avant une sieste. Simple, mais efficace.

Rafraîchir le corps

Un linge humide sur le visage, le cou ou les bras peut aider à diminuer l’inconfort causé par la chaleur accablante. Une douche tiède, un bain rapide ou le fait de tremper les pieds dans l’eau fraîche peuvent aussi offrir un soulagement.
Les vêtements légers, amples et de couleur pâle sont à privilégier. Les repas très copieux peuvent être plus difficiles à tolérer lors des grandes chaleurs. Proposez plutôt des repas plus légers, composés d’aliments frais et hydratants.

Surveiller les signes de malaise

Certains signes doivent être pris au sérieux :

• crampes musculaires;
• fatigue inhabituelle;
• étourdissements, nausées, confusion;
• respiration difficile ou sensation de malaise dans la poitrine;
• pouls rapide.

Le Gouvernement du Québec indique que toute détérioration de l’état de santé pendant une vague de chaleur doit être surveillée attentivement.

Le coup de chaleur est une urgence médicale. Santé Canada précise qu’il peut se manifester par une température corporelle élevée, de la confusion, une perte de coordination, des étourdissements, un évanouissement ou une peau très chaude et rouge. Dans ce cas, il faut appeler le 911 immédiatement.

Une vigilance bienveillante

Les grandes chaleurs ne doivent pas nous empêcher de profiter de l’été, mais elles demandent de la préparation et plus de vigilance. Pour les personnes vivant avec des troubles neurocognitifs et leurs proches, une routine simple favorisera le bien-être : boire souvent, rester au frais, limiter les sorties aux moments les plus chauds et surveiller les signes de malaise.

La prévention, c’est simple grâce à une série de petits gestes. Si un doute persiste sur un signe de malaise, mieux vaut appeler un professionnel de la santé ou le 911 sans attendre : par temps de canicule, il ne faut jamais hésiter à demander de l’aide trop tôt plutôt que trop tard.

Sources : Gouvernement du Québec, Alzheimer Canada, Santé Canada (2024), Agence de la santé publique du Canada — consultés le 6 juillet 2026.

 

Plus de liens utiles et de ressources

Protégez-vous contre les maladies liées à la chaleur.

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